Serge Trigano à Paris, le 7 décembre 2021. ( AFP / JULIEN DE ROSA )
Le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC) a annoncé mardi lors d'une conférence de presse son changement de nom en "France Hospitalité" et la nomination comme président de Serge Trigano, fondateur de l'enseigne hôtelière Mama Shelter.
Ces changements interviennent alors que le syndicat a fait scission d'avec l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) le 1er janvier.
Le nouveau nom reflète un changement "de stratégie et d'ambition", a expliqué le syndicat mardi lors d'une conférence de presse.
L'"hôtellerie s'est profondément transformée ces dernières années" et "ses enjeux sont aujourd'hui spécifiques : attractivité des métiers et qualité de vie au travail, investissement dans un bâti et des pratiques plus durables, intermédiation des grandes plateformes numériques, classement hôtelier, empilement des normes, fiscalité anticoncurrentielle, gestion équilibrée des flux...", développe-t-il dans un communiqué.
"Ces sujets appellent une expertise, une représentation et une capacité d'action qui leur sont propres", justifie France Hospitalité, qui regroupe 25 adhérents dont Accor, Ennismore, Barrière, IHG Hotels & Resorts, Hilton et B&B Hotels.
Il représente 3.500 hôtels soit près de la moitié des hôtels classés – sur le classement officiel de 1 à 5 étoiles - en France.
Pour cette nouvelle ère le syndicat a nommé Serge Trigano comme président, après un intérim d'Alexandre Archier.
Dirigeant dans les années 1990 du Club Mediterranée (devenu Club Med) cofondé par son père Gilbert, Serge Trigano a fondé l'enseigne hôtelière urbaine Mama Shelter.
"Je pense qu'encore, dans la tête de beaucoup de gens, ces métiers de l'hôtellerie sont considérés un peu comme des métiers secondaires (...) ce n'est pas pris très au sérieux à n'importe quel niveau de l'État, y compris au niveau le plus élevé", a estimé Serge Trigano.
"Donc l'idée, c'est de leur faire comprendre que le tourisme, l'hôtellerie, au sens large du terme, c'est pratiquement un emploi sur dix dans un pays, c'est 8 à 10 % du PIB. Ce sont des choses qui ne sont pas négligeables, et qu'il faudrait qu'ils arrivent à intégrer quand ils font de nouvelles lois, de nouvelles règles, de nouvelles normes qui rendent notre métier un peu difficile", a-t-il défendu.
Proposition de loi sur la simplification du droit du tourisme, taxe de séjour, titres-restaurants... Le syndicat sera "attentif" sur plusieurs sujets, a détaillé le directeur général Antoine Angeard, à quelques mois de l'élection présidentielle.
"L'idée c'est de remettre l'hôtellerie à l'agenda et d'être force de propositions", a-t-il affirmé.
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